Son ennemi, c'est la finance, et elle le lui rend bien. Enabaissant d'un cran vendredi matin la note de la France, l'agence Standard & Poor's a remis en cause la politique économique de François Hollande. Mais elle a également relancé le débat, toujours en cours à gauche, entre ceux qui jugent d'un côté que le redressement des finances publiques est prioritaire pour renouer avec la croissance, et ceux qui estiment, de l'autre, que seul un desserrement des contraintes budgétaires est susceptible de relancer la croissance. Deux camps irréconciliables à gauche, notamment au sein de la majorité.
C'est ainsi que le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a vu dans l'abaissement de la note de la France la confirmation que la politique de rigueur qu'il accuse le gouvernement de pratiquer était vaine, il le dénonce depuis si longtemps. Pour lui, la dégradation de la note de AA + à AA «démontre que tous les sacrifices», «efforts et autres spoliations sociales imposées par Nicolas Sarkozy puis François Hollande n'auront servi à rien». Autrement dit, «aucun des sacrifices infligés au peuple n'attendrira jamais les financiers», assure Jean-Luc Mélenchon. Certes, ce n'est pas le meilleur ami de François Hollande. Mais cela devient problématique pour le chef de l'État, car sa position recoupe aussi celle d'une partie de la majorité, notamment l'aile gauche du PS et les Verts.
| Coprésident du bureau national du Parti de gauche |
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