viernes, 8 de noviembre de 2013

Dégradation de la note de la France (Note de Crédit fraçaise) : un nouveau coup dur pour l’exécutif


La France a été dégradée par l’agence Standard and Poor’s (publie des analyses financières sur des actions et des obligations) vendredi matin. Le pays est désormais passé au cran "AA". L’agence a estimé que la France avait perdu de sa marge de manœuvre financière et n’était pas en mesure de se réformer davantage, notamment en raison du chômage élevé.

Les réactions s’enchaînent du côté des politiques pour commenter cette dégradation. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault est monté le premier au créneau: il estime que l’agence n’a "pas pris en compte toutes les réforme dans son analyse". Quant à Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, il a déploré sur France Info les "jugements critiques et inexacts" de Standard and Poor’s
François Hollande avait l’habitude de répéter qu’il avait « la baraka », ce « monsieur 3% » (dans les sondages) qui était revenu de si loin pour remporter la présidentielle. Mais depuis qu’il est à l’Elysée, la mécanique s’est comme enrayée. « Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas », soupirent désormais ses proches, l’un d’eux jurant que « ça devrait s’apaiser… entre le 24 et le 31 décembre ». La « loi des séries » s’est donc pour suivi ce vendredi matin avec le nouvel abaissement de la note de la France par Standard & Poor’s - pour la deuxième fois en moins de deux ans. Politiquement, comme pour Nicolas Sarkozy avant lui, c’est politiquement un coup dur pour le chef de l’Etat. Un de plus.
Alors que l’exécutif a fait de la maîtrise des finances publiques sa ligne directrice, au grand dam d’une partie de la majorité, l’agence de notation a en effet jugé que « la marge de manœuvre budgétaire de la France s’est  ». Et elle a affirmé que la politique économique du gouvernement n’avait pas « réduit de manière significative le risque que le reste au-dessus de 10% jusqu’en 2016 », jetant une ombre encore plus grande sur la promesse d’inflexion durable de la courbe du chômage. De quoi assombrir un peu plus, dans l’opinion, le climat de défiance à l’égard d’un chef de l’Etat qui bat déjà des records d’impopularité. «C’est une politique qui a été dégradée, ce n’est pas la France», réagit de son côté François Hollande, alors en campagne présidentielle. Mais «je n’ai jamais fait des agences de notation la référence ultime pour les politiques conduites par les États», souligne-t-il.

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